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écr(ir)e

samedi 18 octobre 2008


écr(ír)e (juin 2008)

c’est l’expérience de la rencontre comme proposition plastique

c’est un élan, un travail de la disponibilité, une mise à l’épreuve de soi à l’autre

écr(ír)e est l’expérience de l’autre dans l’approche d’une des dimensions qui le constituent le plus profondément, celle du langage

le projet écr(ír)e c’est étirer le temps de l’adresse à l’autre, donc à soi, c’est construire un travail dans le temps de son processus

écr(ír)e est un projet de mise en espace d’une pensée par rapport à une autre
comment dans le temps du balbutiement lié à l’apprentissage construire des liens, des forces, une rencontre en profondeur

écr(ír)e est constitué, dans son titre même, de deux fois le mot écrire, en français (le plus long : écrire) et en hongrois (le plus court : ír) : c’est une image (a priori), anté-expérimentale, de deux espaces de pensée aux dimensions singulièrement différentes

écr(ír)e est un projet pour se perdre et se retrouver
se perdre en trouvant l’autre, en se laissant dériver, en s’imprégnant
se retrouver en revenant à soi, et en allant vers l’autre à partir de cette position de l’être à soi

c’est un projet géopolitique de traversée de territoires concrets, liés à des géographies qui sont celles des territoires linguistiques
territoires concrets des langues : quelle traversée/transfert/déport possible(s) entre une langue finno-ougarienne et une langue latine, entre un Français et des Hongrois, via la langue (de l’) autre

écr(ír)e est non pas un travail de traduction, mais proprement d’exploration de l’autre (langue)

au terme, donc, écr(ír)e sera un dispositif textuel de l’échange et de la rencontre

écr(ír)e pour dessiner, donc, une géographie de la parole partagée


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